Création d’entreprise · Suisse

Créer une SA en Suisse, de l’acte notarié à l’inscription.

Capital-actions de CHF 100’000, conseil d’administration, compte de consignation, notaire et Registre du commerce : PHI Fiduciaire, à Genève, coordonne chaque étape avec un interlocuteur unique.

Guide SA · Suisse

Quelles sont les caractéristiques de la SA ?

Avant d’entrer dans le détail, voici les quatre repères qui structurent une société anonyme en Suisse.

CHF 100’000Capital-actions minimum, dont CHF 50’000 au moins libérés
1+Un actionnaire ou plusieurs
LimitéeResponsabilité en principe limitée aux apports
RCLa personnalité juridique naît à l’inscription
Choisir la SA

Avantages et inconvénients de la SA

La SA protège le patrimoine privé, facilite l’entrée d’investisseurs et permet de transmettre ou de vendre l’entreprise. En contrepartie, elle demande un capital de départ plus élevé, davantage de formalités et une gouvernance plus structurée.

Avantages de la SA

Ce que la SA vous apporte concrètement.

Seule la société répond de ses dettes : votre risque se limite en principe au capital que vous avez libéré sur vos actions. Trois exceptions à connaître : une garantie personnelle signée (fréquente pour un crédit ou un bail), la responsabilité de l’administrateur en cas de manquement à ses devoirs et le solde des actions non entièrement libérées, qui reste dû.

Les actions sont en principe librement cessibles, sauf restriction prévue par les statuts (actions nominatives à transfert limité). Vous pouvez accueillir un investisseur par une augmentation de capital ou par la vente d’actions, ce qui facilite le financement et la transmission.

Le Registre du commerce publie les membres du conseil d’administration, pas les actionnaires : la répartition du capital n’y apparaît pas. La discrétion a ses limites : la société doit annoncer ses ayants droit économiques au registre de transparence.

Conseil d’administration, assemblée générale et, le cas échéant, organe de révision : ce cadre est bien connu des banques, des partenaires et des investisseurs. Vous pouvez séparer la propriété (les actionnaires) de la direction (administrateurs, directeurs) et, si les statuts le prévoient, créer plusieurs catégories d’actions.

La société existe indépendamment de ses fondateurs : contrats, compte bancaire et collaborateurs restent en place lorsqu’un actionnaire part ou qu’un repreneur arrive. Il suffit de céder les actions, dans le respect des règles légales et statutaires.

Inconvénients à anticiper

Ce que la SA vous demande en contrepartie.

Pour un apport en espèces, au moins CHF 50’000 sont déposés sur un compte de consignation avant la constitution ; le solde peut être libéré plus tard. Après l’inscription au Registre du commerce, ce capital devient disponible pour la société, mais il lui appartient désormais : ce n’est plus votre argent personnel.

À la création, comptez des honoraires d’accompagnement, le notaire (CHF 700 à 2’000) et le Registre du commerce, en plus du capital (montants indicatifs). Ensuite, la SA doit tenir une comptabilité, établir ses comptes annuels, réunir son assemblée générale et déposer sa déclaration fiscale, même avec peu d’activité.

La SA paie l’impôt sur son bénéfice, puis l’actionnaire est imposé sur les dividendes qu’il reçoit. Une imposition partielle atténue cet effet si vous détenez au moins 10 % du capital-actions (70 % du dividende est imposé à l’impôt fédéral, le taux cantonal varie). La SA n’est donc pas une économie d’impôt garantie : tout dépend de votre bénéfice et de votre rémunération.

Même propriétaire de toutes les actions, vous ne pouvez pas puiser dans la caisse : chaque prélèvement doit passer par un salaire, un dividende ou un remboursement de frais justifié. Les dividendes ne sont possibles qu’après constitution des réserves légales (5 % du bénéfice annuel) et sur un bénéfice distribuable.

La société doit pouvoir être représentée par une personne domiciliée en Suisse, administrateur ou directeur. Les administrateurs sont inscrits au Registre du commerce et assument une responsabilité propre en cas de manquement. Pour un petit projet entre associés, cette structure peut être disproportionnée : comparez avec la Sàrl.

Choisir sa forme juridique

La SA est-elle la bonne forme pour vous ?

Sàrl, SA, raison individuelle ou succursale : répondez à quelques questions et obtenez une recommandation argumentée, adaptée à votre projet à Genève.

Quelques questionsVotre projet, le nombre d’associés, le capital disponible, le bénéfice visé et la discrétion souhaitée.
Une recommandation claireLa forme la plus adaptée, les raisons de ce choix et celles qui écartent les autres.
Des sources officiellesChaque réponse s’appuie sur le Code des obligations et les portails de la Confédération.

Résultat indicatif : il ne remplace pas un conseil personnalisé.

Fonctionnement

Quel est le fonctionnement d’une SA ?

Actionnaires, conseil d’administration, droits de décision et représentation : voici qui fait quoi dans une société anonyme suisse.

Qui peut créer une SA ?

Vous pouvez la fonder seul ou avec d’autres personnes, y compris des sociétés, sans condition de nationalité ni de domicile. Chaque fondateur souscrit des actions. Être actionnaire signifie détenir une part du capital ; cela ne signifie pas diriger la société au quotidien.

Comment répartir les actions ?

La répartition du capital détermine la participation de chacun et le poids de son vote à l’assemblée générale. Avant de fixer les pourcentages, mettez-vous d’accord sur les apports, le rôle de chacun et les conditions d’un éventuel départ. Une convention d’actionnaires peut préciser ce que les statuts ne règlent pas : droit de sortie, préemption, règles de vote.

Quels droits pour les actionnaires ?

Les actionnaires décident en assemblée générale : élection du conseil d’administration et de l’organe de révision, approbation des comptes, affectation du bénéfice. Les modalités de vote (voix par action, catégories d’actions) sont fixées par la loi et par les statuts. Les actionnaires, en tant que tels, ne gèrent pas la société.

Qui répond des dettes ?

En principe, la SA répond de ses dettes avec son propre patrimoine, distinct de celui des actionnaires, qui ne risquent que leur apport (le solde des actions non libérées reste dû). Cette séparation ne couvre pas une garantie que vous auriez signée personnellement, ni les conséquences d’un manquement engageant votre responsabilité comme administrateur.

À retenirLa SA permet d’entreprendre seul ou à plusieurs dans une structure distincte de votre patrimoine privé, avec des actions faciles à céder. Si vous vous associez, la question décisive n’est pas seulement « quelle part pour chacun ? », mais aussi « qui siège au conseil, qui décide et que se passe-t-il si l’un de nous souhaite partir ? »

Qui dirige la SA ?

Le conseil d’administration détermine l’organisation et la stratégie, nomme les personnes chargées de la direction et surveille la gestion. Il compte au moins un membre. Les statuts ou un règlement d’organisation peuvent déléguer la gestion à une direction. Un actionnaire peut donc détenir des actions sans siéger au conseil.

Que fait l’administrateur ?

L’administrateur participe à la direction supérieure de la société, veille à l’exécution des décisions de l’assemblée générale et au respect des obligations comptables et légales. Selon les pouvoirs qui lui sont attribués, il peut aussi engager la SA auprès des clients, des fournisseurs et des banques.

Qui peut représenter la société en Suisse ?

La SA doit pouvoir être représentée par au moins une personne domiciliée en Suisse, administrateur ou directeur, disposant des pouvoirs nécessaires. Vous pouvez être actionnaire et vivre à l’étranger ; il faut alors organiser cette représentation dès la création. La personne concernée n’a pas besoin d’être de nationalité suisse.

Bon à savoir — qui peut signer ? Le pouvoir de signature détermine qui peut engager la société. Une signature individuelle permet d’agir seul ; une signature collective à deux exige la signature de deux personnes autorisées. Ce choix doit correspondre à la manière dont vous souhaitez contrôler les décisions et les engagements de la SA.

Quelle est la responsabilité de l’administrateur ?

La société répond en principe de ses dettes avec son propre patrimoine. L’administrateur doit toutefois exercer sa fonction avec diligence et préserver les intérêts de la société. S’il commet une faute qui cause un dommage, sa responsabilité personnelle peut être engagée.

À retenirAvant de créer la SA, décidez qui siégera au conseil d’administration, qui pourra signer pour elle et comment les décisions importantes seront contrôlées. Ces choix sont aussi importants que la répartition des actions entre actionnaires.
Vue d’ensemble

Comprendre la structure d’une SA

Schéma de la SA en Suisse : projet, statuts, démarches de constitution, conditions clés et fiscalité
Version texte du schéma

La SA est une société de capitaux suisse. Son capital-actions minimum est de CHF 100’000, dont au moins 20 % de la valeur nominale de chaque action et CHF 50’000 au total libérés à la constitution, et la responsabilité des actionnaires est limitée à leur apport.

  • Projet : un fondateur ou plusieurs ; personnes physiques ou morales ; actions, en principe nominatives.
  • Statuts : acte constitutif authentique ; mentions clés (nom, siège, but, capital-actions) ; conseil d’administration et droit de signature.
  • Démarches : étude de conformité et ouverture du compte de consignation ; dépôt du capital puis signature chez le notaire ; inscription au Registre du commerce.
  • Conditions clés : siège en Suisse ; une personne domiciliée en Suisse autorisée à représenter la société (administrateur ou directeur) ; publication dans la FOSC après inscription.
  • Fiscalité : impôt sur le bénéfice et sur le capital ; TVA en principe dès CHF 100’000 de chiffre d’affaires ; salaires soumis aux cotisations sociales.
Votre équipe de création

Comment nous travaillons pour votre création

Un interlocuteur PHI coordonne les intervenants utiles à votre dossier, afin que chaque étape reste lisible et suivie.

PHI Fiduciaire

Votre interlocuteur unique pour cadrer le projet, préparer le dossier et coordonner les intervenants.

Banque

Ouverture du compte de consignation et analyse de conformité du dossier.

Juriste / notaire

Préparation de l’acte constitutif par le juriste, puis authentification par le notaire.

Registre du commerce

Inscription de la société et attribution de son identité juridique officielle.

Processus PHI

Les 8 étapes de création

Les 8 étapes de création d’une SA avec PHI Fiduciaire, du devis gratuit à l’inscription au Registre du commerce
Version texte du schéma
  1. Devis gratuit : prestations, honoraires et frais externes clairement distingués.
  2. Cadrage du projet : activité, actionnaires et besoins de l’entreprise.
  3. Structure et statuts : nom, siège, capital, répartition des actions et organisation.
  4. Vérification du dossier : contrôle des données, justificatifs et documents de constitution.
  5. Compte de consignation : demande d’ouverture soumise à l’acceptation et aux contrôles de la banque ; PostFinance est proposée par PHI.
  6. Versement du capital : dépôt du capital à libérer et obtention de l’attestation bancaire.
  7. Constitution notariale : acte authentique, adoption des statuts et nomination des organes.
  8. Inscription au Registre du commerce : la SA acquiert la personnalité juridique à son inscription.

Après l’inscription : déblocage des fonds auprès de la banque, mise en place de la comptabilité et démarches sociales et TVA applicables.

Du devis gratuit à l’inscription au Registre du commerce et aux démarches post-création.

Création

Ce qu’il faut décider avant le notaire

Le notaire formalise votre société. Avant la signature, certaines décisions doivent déjà être claires.

Raison sociale & butDéfinir le nom de la société, son siège et un but suffisamment précis pour couvrir l’activité prévue. L’objectif n’est pas seulement de choisir un nom, mais de s’assurer que la structure créée corresponde réellement au projet.
Actionnaires & capital-actionsDéterminer qui entre dans la société, avec quelle participation et comment le capital-actions de CHF 100’000 est réparti, dont au moins CHF 50’000 à libérer à la constitution. Cette répartition fixe dès le départ qui détient quoi et mérite d’être pensée si d’autres actionnaires doivent rejoindre la société plus tard.
Conseil d’administration & signatureDécider qui siège au conseil d’administration, qui peut engager la société et selon quelles modalités : signature individuelle ou collective. Il faut aussi s’assurer que la société puisse être valablement représentée en Suisse par un administrateur ou un directeur domicilié en Suisse.
Règles entre actionnairesSi plusieurs actionnaires sont présents, il est utile de réfléchir dès la création à ce qui se passe si l’un souhaite vendre ses actions, quitter la société ou si un nouvel actionnaire doit entrer. Certaines règles peuvent être prévues dans les statuts (restriction du transfert, par exemple) ou dans une convention d’actionnaires.
Création

Documents à préparer

Réunir ces éléments en amont permet d’avancer plus vite avec le notaire, la banque et le Registre du commerce.

Pièces d’identitéPasseport ou carte d’identité en cours de validité pour chaque fondateur et chaque administrateur, ainsi que pour toute personne appelée à signer pour la société.
Domicile & nationalitéAdresse privée, nationalité et lieu d’origine (ou pays de résidence) de chaque fondateur et administrateur : ces informations figurent dans l’acte constitutif ; celles des administrateurs sont aussi publiées au Registre du commerce.
Projet de sociétéRaison sociale envisagée, but, siège, capital-actions et répartition des actions entre fondateurs : c’est la base du projet de statuts.
Adresse du siègeAdresse de la société et, si vous n’en êtes pas le titulaire du bail ou le propriétaire, l’accord du bailleur ou un contrat de domiciliation.
Attestation bancaireAttestation de dépôt du capital, délivrée par la banque une fois le compte de consignation alimenté et son dossier de conformité accepté.
Selon votre situationFondateur personne morale : extrait du Registre du commerce. Activité réglementée : autorisation d’exercer. Apport en nature : description et justificatifs des biens.
Création

Quel budget prévoir pour créer votre société ?

Nos honoraires de coordination sont de CHF 1’250 HT pour une SA et de CHF 1’150 HT pour une Sàrl. Les frais de notaire et du Registre du commerce s’ajoutent.

CHF 1’250 HTHonoraires de coordination PHI pour une SA (CHF 1’150 HT pour une Sàrl) : constitution et suivi avec le notaire, la banque et le Registre du commerce.
CHF 700–2’000Notaire : acte authentique de constitution, selon la complexité du dossier (ordre de grandeur).
CHF 600–800Registre du commerce : émolument d’inscription et frais annexes, selon le capital et le canton (ordre de grandeur).
VariablesDélais : ils dépendent de la complétude du dossier, de l’analyse de conformité de la banque et de l’agenda du notaire.

Notre calculateur vous permet d’obtenir une estimation détaillée du budget de création et des services adaptés à votre projet.

Calculer mon tarif (2 min) (s’ouvre dans un nouvel onglet)Gratuit · Sans engagement

Capital-actions et éventuels frais bancaires non compris. Montants du notaire et du Registre du commerce indicatifs (voir kmu.admin.ch).

Détail pratique

Approfondir les points importants

Les cas particuliers et les points de vigilance sont disponibles ci-dessous pour approfondir sans alourdir la lecture principale.

Compte de consignation

Lors d’une constitution en espèces, au moins CHF 50’000 sont versés sur un compte de consignation ouvert au nom de la société en formation. La banque effectue sa propre analyse de conformité, notamment sur l’activité, les actionnaires, l’origine des fonds et les transactions envisagées.

Une fois les fonds déposés, la banque délivre l’attestation nécessaire à la constitution. Après l’inscription au Registre du commerce, le capital peut être libéré au profit de la société.

Chez PHI : PostFinance est proposée dans le cadre de la création et une coordination est comprise. Votre propre banque en Suisse peut également être utilisée si vous disposez déjà d’un interlocuteur.

Fiscalité de la SA en Suisse

La SA est une personne morale imposée séparément de ses actionnaires. Elle est imposée sur son bénéfice et, au niveau cantonal, sur son capital. Les taux varient notamment selon le canton et la commune.

Lorsqu’un bénéfice est distribué, les dividendes perçus par les actionnaires sont également pris en compte dans leur fiscalité privée. Cela crée un double niveau d’imposition : d’abord au niveau de la société, puis au niveau de l’actionnaire lors de la distribution. Pour une participation d’au moins 10 %, les dividendes bénéficient d’une imposition partielle qui atténue cet effet.

La rémunération des administrateurs, du dirigeant ou des salariés est traitée comme un salaire et entraîne les obligations sociales correspondantes. Pour la TVA, l’assujettissement obligatoire intervient en principe lorsque le chiffre d’affaires déterminant atteint CHF 100’000, sous réserve des règles et exceptions applicables à l’activité.

À retenir La fiscalité d’une SA ne se résume pas à un seul impôt : il faut regarder ensemble bénéfice, capital, rémunération, dividendes et TVA.

Cession des actions

Les actions sont en principe librement cessibles. Les statuts peuvent toutefois restreindre le transfert des actions nominatives (accord du conseil d’administration, par exemple), dans les limites fixées par la loi. Les formalités de transfert dépendent de la forme des actions : elles se vérifient avant toute cession.

La société doit ensuite mettre à jour ses documents internes (actionnariat, répartition du capital). Contrairement aux associés d’une Sàrl, les actionnaires d’une SA ne figurent pas au Registre du commerce.

La cession peut aussi avoir des conséquences fiscales pour le vendeur et l’acquéreur selon leur situation. Une vérification préalable est utile avant de signer.

SA ou Sàrl : comment choisir ?

La SA convient aux projets qui recherchent un cadre institutionnel, l’entrée d’investisseurs ou une transmission simple, et qui peuvent réunir un capital minimum de CHF 100’000. La Sàrl répond à une autre logique : un capital minimum de CHF 20’000 et une gouvernance plus directe, avec des associés connus du public.

Le bon choix dépend du nombre de fondateurs, du financement, de la gouvernance, de l’image recherchée et de la fiscalité du projet. Les trois formes les plus courantes se distinguent surtout sur quatre points :

  • Capital minimum : CHF 20’000 pour la Sàrl (entièrement libéré) ; CHF 100’000 pour la SA (dont CHF 50’000 libérés) ; aucun pour la raison individuelle.
  • Responsabilité : limitée au capital pour la Sàrl et la SA ; illimitée et personnelle pour l’entrepreneur individuel.
  • Associés visibles : les associés d’une Sàrl et leur part sont inscrits au Registre du commerce ; les actionnaires d’une SA n’y figurent pas.
  • Cession : les parts d’une Sàrl se cèdent par écrit, en principe avec l’accord de l’assemblée des associés ; les actions d’une SA sont en principe librement cessibles.

Une raison individuelle peut être transformée en Sàrl ou en SA lorsque l’activité se développe. Pour une recommandation adaptée à votre projet, faites le test « Trouver ma forme juridique » (s’ouvre dans un nouvel onglet).

Créer une SA à Genève

Le droit de la SA est fédéral. À Genève, les interlocuteurs, certains émoluments et la fiscalité cantonale et communale relèvent toutefois du contexte local. L’acte authentique est établi par un notaire et l’inscription est traitée par le Registre du commerce genevois.

Conditions pour inscrire la société

La SA doit avoir son siège en Suisse et pouvoir être représentée par une personne autorisée à signer, domiciliée en Suisse (administrateur ou directeur). Après l’inscription au Registre du commerce, la société est publiée dans la Feuille officielle suisse du commerce (FOSC).

Registre de transparence

Depuis le 1er octobre 2026, une grande partie des sociétés suisses doivent annoncer leurs ayants droit économiques, c’est-à-dire les personnes physiques qui détiennent ou contrôlent réellement la société, au registre fédéral de transparence (TranspaReg).

L’annonce se fait au registre fédéral de transparence. Les seuils, les délais et les modalités précis sont publiés sur transpareg.admin.ch.

Dès la création, il est utile de lister qui détient ou contrôle la société, directement ou indirectement, afin de pouvoir effectuer l’annonce sans retard.

Apport en nature

Le capital peut être libéré non seulement en espèces, mais aussi par des biens (matériel, stock, immeuble, propriété intellectuelle, etc.), à condition qu’ils puissent être transférés à la société et soient évalués correctement.

Les apports en nature sont décrits dans les statuts et font l’objet d’un rapport de fondation, vérifié par un réviseur agréé. La part du capital ainsi libérée ne passe pas par le compte de consignation.

Le dossier est plus long qu’une constitution en espèces : il se prépare en amont avec le notaire.

Contrôle restreint des comptes

Une SA est en principe soumise au contrôle restreint de ses comptes annuels par un réviseur agréé. Elle peut y renoncer (« opting-out ») si elle n’emploie pas plus de dix postes à plein temps en moyenne annuelle, avec l’accord de tous les actionnaires.

La renonciation suppose l’accord de l’ensemble des actionnaires et s’inscrit au Registre du commerce avant le début de l’exercice concerné. Elle peut être révoquée, et chaque actionnaire peut exiger un contrôle restreint, au plus tard dix jours avant l’assemblée générale.

Comptabilité et comptes annuels

Une SA doit tenir une comptabilité et établir chaque année ses comptes annuels : un bilan, un compte de résultat et une annexe (art. 957 ss du Code des obligations).

Au quotidien, cela revient à enregistrer chaque opération avec son justificatif, à rapprocher les comptes bancaires et à suivre les créances et les dettes. Le rapport de gestion, qui contient les comptes annuels, doit être établi et soumis à l’organe compétent dans les six mois suivant la clôture de l’exercice (art. 958, al. 3 CO).

Les livres, les pièces justificatives, le rapport de gestion et le rapport de révision se conservent pendant dix ans (art. 958f CO). La conservation électronique est admise si l’intégrité et la lisibilité des documents sont garanties.

À retenir Une comptabilité tenue au fil de l’année conditionne le décompte TVA, le calcul des salaires, le contrôle des comptes et la déclaration fiscale.

Chez PHI : cette tenue peut être confiée à la fiduciaire.

SourcesFedlex · CO — Fedlex · Code des obligations, art. 957 à 958f (s’ouvre dans un nouvel onglet)Portail PME · comptabilité — Portail PME · comptabilité obligatoire (s’ouvre dans un nouvel onglet)Portail PME · conservation — Portail PME · conservation électronique (s’ouvre dans un nouvel onglet)

TVA : inscription et décomptes

L’assujettissement à la TVA est en principe obligatoire lorsque l’entreprise réalise au moins CHF 100’000 de chiffre d’affaires par an avec des prestations imposables. Elle s’annonce alors à l’Administration fédérale des contributions (AFC) et remet des décomptes périodiques.

Au lancement, c’est le chiffre d’affaires que vous prévoyez qui compte : si vous comptez dépasser ce seuil dès la première année, l’inscription ne doit pas attendre la fin de l’exercice. Une inscription volontaire reste possible sous le seuil, par exemple pour récupérer l’impôt préalable sur des investissements, mais elle engage la société à décompter : elle se décide avec la fiduciaire.

  • Méthode effective : vous déduisez l’impôt préalable payé sur vos achats et frais ; le décompte est en principe trimestriel.
  • Taux de la dette fiscale nette : un taux fixé par l’AFC selon la branche s’applique au chiffre d’affaires, sans déduction de l’impôt préalable ; le décompte est en règle générale semestriel. Cette méthode est réservée aux petites entreprises (selon l’AFC : chiffre d’affaires jusqu’à CHF 5,024 millions et impôt dû jusqu’à CHF 108’000) et se demande sur le portail de l’AFC.
  • Décompte annuel : possible sur demande si les conditions de l’AFC sont remplies (décomptes déposés et payés dans les délais), avec des acomptes. La demande se fait sur le portail de l’AFC, dans les 60 jours suivant le début de la période fiscale ou, pour une société nouvellement assujettie, dans les 60 jours suivant la réception de son numéro de TVA.

Chaque décompte est remis à l’AFC dans les 60 jours suivant la fin de la période concernée.

À retenir La méthode et la périodicité se choisissent à l’inscription et influencent la trésorerie : faites-les valider avant le premier décompte.

SourcesAFC · dette fiscale nette — AFC · taux de la dette fiscale nette (s’ouvre dans un nouvel onglet)AFC · décompte annuel — AFC · décompte annuel (s’ouvre dans un nouvel onglet)

Salaires et assurances sociales

Dès que la SA verse un salaire, y compris à son administrateur, elle s’affilie à une caisse de compensation AVS et organise les assurances sociales obligatoires. Le dirigeant d’une SA ou d’une Sàrl est en principe considéré comme salarié au sens des assurances sociales.

  • AVS / AI / APG : 10,6 % du salaire brut, répartis à parts égales entre employeur et salarié (5,3 % chacun). L’employeur supporte en plus les frais d’administration de la caisse, jusqu’à 5 % des cotisations.
  • Assurance-chômage : 1,1 % à la charge de l’employeur et 1,1 % à la charge du salarié, sur la part du salaire annuel allant jusqu’à CHF 148’200.
  • Allocations familiales : cotisation de l’employeur, dont le taux dépend du canton et de la caisse.
  • Assurance-accidents (LAA) : obligatoire. L’employeur paie les primes ; la part des accidents non professionnels peut être mise à la charge du salarié, assuré dès 8 heures de travail par semaine chez le même employeur.
  • Prévoyance professionnelle (LPP) : obligatoire dès un salaire annuel de CHF 22’680 (valeur 2026). L’assurance couvre le décès et l’invalidité dès 17 ans et la retraite dès 25 ans.

Les cotisations AVS se règlent à la caisse de compensation : chaque mois, ou chaque trimestre si la masse salariale annuelle ne dépasse pas CHF 200’000. Le décompte annuel est à remettre jusqu’au 30 janvier de l’année suivante. La procédure de décompte simplifiée n’est pas ouverte aux SA ni aux Sàrl. À Genève, l’affiliation se fait auprès de la Caisse cantonale genevoise de compensation ou d’une caisse professionnelle.

À retenir La caisse de compensation peut requalifier un dividende en salaire. La répartition entre salaire et dividende se définit en amont, avec votre fiduciaire.

Chez PHI : le calcul des salaires peut être confié à la fiduciaire.

SourcesOFAS · guide 2026 — OFAS · guide des assurances sociales pour les PME 2026 (s’ouvre dans un nouvel onglet)OFAS · montants 2026 — OFAS · montants 2026 (s’ouvre dans un nouvel onglet)AVS/AI · cotisations — Mémento AVS/AI · cotisations (s’ouvre dans un nouvel onglet)

Clôture et assemblée générale

Chaque exercice se termine par des comptes annuels que l’assemblée générale ordinaire approuve. Elle doit se tenir dans les six mois suivant la clôture de l’exercice (art. 699, al. 2 CO).

  • Établir les comptes : bilan, compte de résultat et annexe, puis contrôle restreint par un réviseur agréé, sauf renonciation (opting-out) lorsque les conditions sont remplies.
  • Convoquer les actionnaires : par écrit, 20 jours au moins avant l’assemblée, avec l’ordre du jour (art. 700 CO). Si tous les actionnaires sont présents ou représentés, l’assemblée peut se tenir sans ces formalités (assemblée universelle, art. 701 CO).
  • Approuver les comptes et décider de l’affectation du bénéfice : 5 % du bénéfice annuel est d’abord attribué à la réserve légale, jusqu’à ce qu’elle atteigne 20 % du capital-actions libéré (art. 671 CO). Un dividende n’est possible que sur un bénéfice distribuable.
  • Consigner les décisions dans un procès-verbal.
  • Déposer la déclaration fiscale de la société auprès de l’administration fiscale cantonale, avec les comptes annuels : le bénéfice et le capital sont imposés (voir « Fiscalité de la SA en Suisse »).
À retenir Fixez dès la création le calendrier de l’exercice : date de clôture, établissement des comptes, contrôle, assemblée et déclaration fiscale.

SourcesFedlex · CO — Fedlex · Code des obligations, art. 671, 699 à 702, 958 (s’ouvre dans un nouvel onglet)Portail PME · SA — Portail PME · la SA (s’ouvre dans un nouvel onglet)

SourcesFedlex · CO — Fedlex · Code des obligations, art. 620 ss (s’ouvre dans un nouvel onglet)Portail PME · SA — Portail PME (s’ouvre dans un nouvel onglet)Zefix — Zefix (s’ouvre dans un nouvel onglet)TranspaReg — TranspaReg (s’ouvre dans un nouvel onglet)AFC · dette fiscale nette — AFC · TVA (s’ouvre dans un nouvel onglet)OFAS · guide 2026 — OFAS · assurances sociales (s’ouvre dans un nouvel onglet)Informations vérifiées au 19 octobre 2026.

Questions fréquentes

FAQ SA

Oui. Une seule personne physique ou morale peut fonder une SA et détenir toutes les actions. Le conseil d’administration peut aussi se limiter à un seul administrateur.

Oui. Une personne domiciliée à l’étranger peut être actionnaire. La société doit toutefois pouvoir être représentée par au moins une personne domiciliée en Suisse (administrateur ou directeur) disposant du pouvoir requis.

Comptez les honoraires de coordination PHI (CHF 1’250 HT pour une SA), le notaire (environ CHF 700 à 2’000 selon la complexité) et le Registre du commerce (de l’ordre de CHF 600 à 800), en plus du capital-actions de CHF 100’000, dont au moins CHF 50’000 sont libérés à la constitution et restent à la disposition de la société. Ces montants sont indicatifs : le calculateur PHI donne une estimation adaptée à votre projet.

Non. Lors d’une constitution en espèces, ils sont temporairement bloqués sur le compte de consignation, puis deviennent disponibles pour la société après l’inscription. Le solde non libéré du capital-actions reste dû par les actionnaires et peut être appelé plus tard.

Oui. La constitution d’une SA requiert un acte authentique.

Elle convient aux activités commerciales, industrielles, de services et de conseil, en particulier lorsque le projet vise des investisseurs, un financement externe ou une revente. Certaines activités réglementées exigent toutefois des autorisations ou conditions supplémentaires indépendamment de la forme juridique.

Pour une entreprise ordinaire, l’assujettissement obligatoire intervient en principe lorsque le chiffre d’affaires déterminant atteint CHF 100’000. Les règles exactes dépendent toutefois de la nature des prestations et des éventuelles exclusions ou exonérations.

Non, aucune nationalité n’est exigée pour être actionnaire. Pour exercer une activité en Suisse comme administrateur ou employé de la société, une autorisation de séjour et de travail peut en revanche être nécessaire selon la nationalité et la situation de la personne. L’exigence d’un représentant domicilié en Suisse reste applicable.

Oui. L’activité peut être reprise par une SA nouvellement créée, selon des modalités à analyser sur le plan juridique et fiscal avant de se lancer.

Cela dépend de sa situation. L’actionnaire-administrateur qui perçoit un salaire de la SA est en principe traité comme salarié, mais le statut est apprécié par la caisse de compensation selon les faits. Il est conseillé de le clarifier dès la création.

Le dirigeant peut se verser un salaire, soumis aux cotisations sociales, et, si la société réalise un bénéfice distribuable, des dividendes, qui suivent un autre régime. Le bon équilibre se définit selon la situation de chacun.

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