Création d’entreprise · Suisse

Créer une Sàrl en Suisse, de l’acte notarié à l’inscription.

Capital de CHF 20’000, associés, gérance, compte de consignation, notaire et Registre du commerce : PHI Fiduciaire, à Genève, coordonne chaque étape avec un interlocuteur unique.

Guide Sàrl · Suisse

Quelles sont les caractéristiques de la Sàrl ?

Avant d’entrer dans le détail, voici les quatre repères qui structurent une Sàrl en Suisse.

CHF 20’000Capital minimum, entièrement libéré
1+Un associé ou plusieurs
LimitéeResponsabilité en principe limitée aux apports
RCLa personnalité juridique naît à l’inscription
Choisir la Sàrl

Avantages et inconvénients de la Sàrl

La Sàrl protège mieux le patrimoine privé et donne une structure claire à l’activité. En contrepartie, elle demande un capital de départ, davantage de formalités et une gestion plus structurée.

Avantages de la Sàrl

Ce que la Sàrl vous apporte concrètement.

Seule la société répond de ses dettes : votre risque se limite en principe à votre apport (CHF 20’000 au minimum). Trois exceptions à connaître : une garantie personnelle signée (fréquente pour un crédit ou un bail), d’éventuels versements supplémentaires prévus dans les statuts (au maximum le double de la valeur nominale de vos parts) et votre responsabilité de gérant en cas de manquement.

La Sàrl exige CHF 20’000 entièrement libérés. Une SA demande CHF 100’000 de capital-actions, dont au moins CHF 50’000 à libérer dès la constitution. Cet apport reste à la disposition de la société une fois inscrite : il finance votre activité.

Une seule personne suffit pour créer une Sàrl, et d’autres associés peuvent rejoindre le projet plus tard. Contrairement à une SA, la cession de parts est écrite et, sauf règle contraire des statuts, soumise à l’approbation de l’assemblée des associés (au moins deux tiers des voix représentées, sauf autre règle des statuts). Vous gardez la main sur vos futurs partenaires.

Le dirigeant peut percevoir un salaire, avec les cotisations sociales correspondantes (AVS, prévoyance professionnelle, assurance accidents), puis des dividendes si la société réalise un bénéfice distribuable. Le bon équilibre dépend de votre situation : il se définit avec votre fiduciaire, car la caisse de compensation peut requalifier un dividende en salaire.

La société existe indépendamment de ses fondateurs : contrats, compte bancaire et collaborateurs restent en place lorsqu’un associé part ou qu’un repreneur arrive. Il suffit de céder les parts, dans le respect des règles légales et statutaires. Si le projet change d’échelle, la Sàrl peut aussi être transformée en SA sans liquidation.

Inconvénients à anticiper

Ce que la Sàrl vous demande en contrepartie.

Pour un apport en espèces, le capital est déposé sur un compte de consignation avant la constitution. Après l’inscription au Registre du commerce, il devient disponible pour la société, mais il lui appartient désormais : ce n’est plus votre argent personnel.

À la création, comptez des honoraires d’accompagnement, le notaire (CHF 700 à 2’000) et le Registre du commerce, en plus du capital (montants indicatifs). Ensuite, la Sàrl doit tenir une comptabilité, établir ses comptes annuels et déposer sa déclaration fiscale, même avec peu d’activité.

La Sàrl paie l’impôt sur son bénéfice, puis l’associé est imposé sur les dividendes qu’il reçoit. Une imposition partielle atténue cet effet si vous détenez au moins 10 % des parts (70 % du dividende est imposé à l’impôt fédéral, le taux cantonal varie). La Sàrl n’est donc pas une économie d’impôt garantie : tout dépend de votre bénéfice et de votre rémunération.

Même propriétaire de toutes les parts, vous ne pouvez pas puiser dans la caisse : chaque prélèvement doit passer par un salaire, un dividende ou un remboursement de frais justifié. Les dividendes ne sont possibles qu’après constitution de la réserve légale et sur un bénéfice distribuable.

Les noms des associés et leurs parts figurent au Registre du commerce, consultable par vos clients, fournisseurs et concurrents. Quitter la société n’est pas non plus immédiat : toute cession de parts requiert un écrit et l’approbation des associés. Si la discrétion ou la liquidité compte pour vous, comparez avec la SA.

Votre salaire de gérant est soumis aux cotisations sociales, mais la position d’un associé peut être assimilée à celle d’un employeur, ce qui peut limiter son accès à l’assurance-chômage. Faites vérifier votre situation auprès de la caisse avant de vous lancer.

Choisir sa forme juridique

La Sàrl est-elle la bonne forme pour vous ?

Sàrl, SA, raison individuelle ou succursale : répondez à quelques questions et obtenez une recommandation argumentée, adaptée à votre projet à Genève.

Quelques questionsVotre projet, le nombre d’associés, le capital disponible, le bénéfice visé et la discrétion souhaitée.
Une recommandation claireLa forme la plus adaptée, les raisons de ce choix et celles qui écartent les autres.
Des sources officiellesChaque réponse s’appuie sur le Code des obligations et les portails de la Confédération.

Résultat indicatif : il ne remplace pas un conseil personnalisé.

Fonctionnement

Quel est le fonctionnement d’une Sàrl ?

Associés, gérance, droits de décision et représentation : voici qui fait quoi dans une Sàrl suisse.

Qui peut créer une Sàrl ?

Vous pouvez la créer seul ou avec d’autres personnes, y compris des sociétés. Chaque associé détient au moins une part sociale. Être associé signifie détenir une part de l’entreprise ; cela ne signifie pas forcément la gérer au quotidien.

Comment répartir les parts ?

La répartition du capital détermine la participation de chacun et intervient dans les décisions de la société. Avant de fixer les pourcentages, mettez-vous d’accord sur les apports, le rôle de chaque associé et les conditions d’un éventuel départ. Une répartition à parts égales mérite une attention particulière si vous n’êtes que deux : prévoyez comment résoudre un désaccord.

Quels droits pour les associés ?

Les associés prennent les décisions qui relèvent de l’assemblée, notamment la nomination de la gérance et l’affectation du bénéfice. Les règles légales et les statuts déterminent les modalités de vote. La signature des contrats au nom de la Sàrl dépend, elle, des pouvoirs de représentation attribués.

Qui répond des dettes ?

En principe, la Sàrl répond de ses dettes avec son propre patrimoine, distinct de celui des associés. Cette séparation ne couvre pas une garantie que vous auriez signée personnellement, ni les conséquences d’un manquement engageant votre responsabilité comme gérant.

À retenirLa Sàrl permet d’entreprendre seul ou à plusieurs dans une structure distincte de votre patrimoine privé. Si vous vous associez, la question décisive n’est pas seulement « quelle part pour chacun ? », mais aussi « qui décide, qui gère et que se passe-t-il si l’un de nous souhaite partir ? »

Qui dirige la Sàrl ?

Par défaut, tous les associés participent à la gérance. Les statuts peuvent prévoir une autre organisation et confier cette fonction à certaines personnes seulement. Un associé peut donc détenir des parts sans assurer la gestion quotidienne.

Que fait le gérant ?

Le gérant pilote l’activité, veille à l’exécution des décisions des associés et suit les obligations de la société, notamment sur les plans administratif et financier. Selon les pouvoirs qui lui sont attribués, il peut aussi engager la Sàrl auprès des clients, des fournisseurs et des banques.

Qui peut représenter la société en Suisse ?

La Sàrl doit pouvoir être représentée par au moins une personne domiciliée en Suisse, disposant des pouvoirs nécessaires. Vous pouvez être associé et vivre à l’étranger ; il faut alors organiser cette représentation dès la création. La personne concernée n’a pas besoin d’être de nationalité suisse.

Bon à savoir — qui peut signer ? Le pouvoir de signature détermine qui peut engager la société. Une signature individuelle permet d’agir seul ; une signature collective à deux exige la signature de deux personnes autorisées. Ce choix doit correspondre à la manière dont vous souhaitez contrôler les décisions et les engagements de la Sàrl.

Quelle est la responsabilité du gérant ?

La société répond en principe de ses dettes avec son propre patrimoine. Le gérant doit toutefois exercer sa fonction avec diligence et respecter ses obligations. S’il commet une faute qui cause un dommage, sa responsabilité personnelle peut être engagée.

À retenirAvant de créer la Sàrl, décidez qui assurera la gestion quotidienne, qui pourra signer pour elle et comment les décisions importantes seront contrôlées. Ces choix sont aussi importants que la répartition des parts entre associés.
Vue d’ensemble

Comprendre la structure d’une Sàrl

Schéma de la Sàrl en Suisse : projet, statuts, démarches de constitution, conditions clés et fiscalité
Version texte du schéma

La Sàrl est une société de capitaux suisse. Son capital minimum est de CHF 20’000, entièrement libéré à la constitution, et la responsabilité des associés est limitée aux apports.

  • Projet : un associé ou plusieurs ; personnes physiques ou morales ; parts sociales nominatives.
  • Statuts : acte constitutif authentique ; mentions clés (nom, siège, but, capital) ; gérance et droit de signature.
  • Démarches : étude de conformité et ouverture du compte de consignation ; dépôt du capital puis signature chez le notaire ; inscription au Registre du commerce.
  • Conditions clés : siège en Suisse ; une personne autorisée à signer domiciliée en Suisse ; publication dans la FOSC après inscription.
  • Fiscalité : impôt sur le bénéfice et sur le capital ; TVA en principe dès CHF 100’000 de chiffre d’affaires ; salaires soumis aux cotisations sociales.
Votre équipe de création

Comment nous travaillons pour votre création

Un interlocuteur PHI coordonne les intervenants utiles à votre dossier, afin que chaque étape reste lisible et suivie.

PHI Fiduciaire

Votre interlocuteur unique pour cadrer le projet, préparer le dossier et coordonner les intervenants.

Banque

Ouverture du compte de consignation et analyse de conformité du dossier.

Juriste / notaire

Préparation de l’acte constitutif par le juriste, puis authentification par le notaire.

Registre du commerce

Inscription de la société et attribution de son identité juridique officielle.

Processus PHI

Les 8 étapes de création

Les 8 étapes de création d’une Sàrl avec PHI Fiduciaire, du devis gratuit à l’inscription au Registre du commerce
Version texte du schéma
  1. Devis gratuit : prestations, honoraires et frais externes clairement distingués.
  2. Cadrage du projet : activité, associés et besoins de l’entreprise.
  3. Structure et statuts : nom, siège, répartition des parts, gérance et pouvoirs de signature.
  4. Vérification du dossier : contrôle des données, justificatifs et documents de constitution.
  5. Compte de consignation : demande d’ouverture soumise à l’acceptation et aux contrôles de la banque ; PostFinance est proposée par PHI.
  6. Versement du capital : capital social d’au moins CHF 20’000 entièrement versé et attestation bancaire.
  7. Constitution notariale : acte authentique, adoption des statuts et nomination des organes.
  8. Inscription au Registre du commerce : la Sàrl acquiert la personnalité juridique à son inscription.

Après l’inscription : déblocage des fonds auprès de la banque, mise en place de la comptabilité et démarches sociales et TVA applicables.

Du devis gratuit à l’inscription au Registre du commerce et aux démarches post-création.

Création

Ce qu’il faut décider avant le notaire

Le notaire formalise votre société. Avant la signature, certaines décisions doivent déjà être claires.

Raison sociale & butDéfinir le nom de la société, son siège et un but suffisamment précis pour couvrir l’activité prévue. L’objectif n’est pas seulement de choisir un nom, mais de s’assurer que la structure créée corresponde réellement au projet.
Associés & capitalDéterminer qui entre dans la société, avec quelle participation et comment le capital de CHF 20’000 est réparti. Cette répartition fixe dès le départ qui détient quoi et mérite d’être pensée si d’autres associés doivent rejoindre la société plus tard.
Gérance & signatureDécider qui gère la société, qui peut l’engager et selon quelles modalités : signature individuelle ou collective. Il faut aussi s’assurer que la société puisse être valablement représentée en Suisse.
Règles entre associésSi plusieurs associés sont présents, il est utile de réfléchir dès la création à ce qui se passe si l’un souhaite vendre ses parts, quitter la société ou si un nouvel associé doit entrer. Certaines règles peuvent être prévues dans les statuts ou organisées séparément.
Création

Documents à préparer

Réunir ces éléments en amont permet d’avancer plus vite avec le notaire, la banque et le Registre du commerce.

Pièces d’identitéPasseport ou carte d’identité en cours de validité pour chaque associé et chaque gérant, ainsi que pour toute personne appelée à signer pour la société.
Domicile & nationalitéAdresse privée, nationalité et lieu d’origine (ou pays de résidence) de chaque associé et gérant : ces informations figurent dans l’acte et à l’inscription.
Projet de sociétéRaison sociale envisagée, but, siège et répartition du capital entre associés : c’est la base du projet de statuts.
Adresse du siègeAdresse de la société et, si vous n’en êtes pas le titulaire du bail ou le propriétaire, l’accord du bailleur ou un contrat de domiciliation.
Attestation bancaireAttestation de dépôt du capital, délivrée par la banque une fois le compte de consignation alimenté et son dossier de conformité accepté.
Selon votre situationAssocié personne morale : extrait du Registre du commerce. Activité réglementée : autorisation d’exercer. Apport en nature : description et justificatifs des biens.
Création

Quel budget prévoir pour créer votre société ?

Nos honoraires de coordination sont de CHF 1’150 HT pour une Sàrl et de CHF 1’250 HT pour une SA. Les frais de notaire et du Registre du commerce s’ajoutent.

CHF 1’150 HTHonoraires de coordination PHI pour une Sàrl (CHF 1’250 HT pour une SA) : constitution et suivi avec le notaire, la banque et le Registre du commerce.
CHF 700–2’000Notaire : acte authentique de constitution, selon la complexité du dossier (ordre de grandeur).
CHF 600–800Registre du commerce : émolument d’inscription (CHF 600 jusqu’à CHF 200’000 de capital) et frais annexes, ordre de grandeur.
VariablesDélais : ils dépendent de la complétude du dossier, de l’analyse de conformité de la banque et de l’agenda du notaire.

Notre calculateur vous permet d’obtenir une estimation détaillée du budget de création et des services adaptés à votre projet.

Calculer mon tarif (2 min) (s’ouvre dans un nouvel onglet)Gratuit · Sans engagement

Capital social et éventuels frais bancaires non compris. Montants du notaire et du Registre du commerce indicatifs (voir kmu.admin.ch).

Détail pratique

Approfondir les points importants

Les cas particuliers et les points de vigilance sont disponibles ci-dessous pour approfondir sans alourdir la lecture principale.

Compte de consignation

Lors d’une constitution en espèces, le capital est versé sur un compte de consignation ouvert au nom de la société en formation. La banque effectue sa propre analyse de conformité, notamment sur l’activité, les associés, l’origine des fonds et les transactions envisagées.

Une fois les fonds déposés, la banque délivre l’attestation nécessaire à la constitution. Après l’inscription au Registre du commerce, le capital peut être libéré au profit de la société.

Chez PHI : PostFinance est proposée dans le cadre de la création et une coordination est comprise. Votre propre banque en Suisse peut également être utilisée si vous disposez déjà d’un interlocuteur.

Fiscalité de la Sàrl en Suisse

La Sàrl est une personne morale imposée séparément de ses associés. Elle est imposée sur son bénéfice et, au niveau cantonal, sur son capital. Les taux varient notamment selon le canton et la commune.

Lorsqu’un bénéfice est distribué, les dividendes perçus par les associés sont également pris en compte dans leur fiscalité privée. Cela crée un double niveau d’imposition : d’abord au niveau de la société, puis au niveau de l’associé lors de la distribution. Pour une participation d’au moins 10 %, les dividendes bénéficient d’une imposition partielle qui atténue cet effet.

La rémunération du gérant ou des salariés est traitée comme un salaire et entraîne les obligations sociales correspondantes. Pour la TVA, l’assujettissement obligatoire intervient en principe lorsque le chiffre d’affaires déterminant atteint CHF 100’000, sous réserve des règles et exceptions applicables à l’activité.

À retenir La fiscalité d’une Sàrl ne se résume pas à un seul impôt : il faut regarder ensemble bénéfice, capital, rémunération, dividendes et TVA.

Cession des parts sociales

La cession de parts sociales doit être établie par écrit. Sauf aménagement prévu par les statuts, elle requiert l’approbation de l’assemblée des associés : au moins deux tiers des voix représentées.

La documentation de la société doit ensuite être mise à jour : registre des parts, répartition du capital et inscription au Registre du commerce, où figurent les associés et leurs parts.

La cession peut aussi avoir des conséquences fiscales pour le vendeur et l’acquéreur selon leur situation. Une vérification préalable est utile avant de signer.

Sàrl ou SA : comment choisir ?

La Sàrl convient souvent aux projets entrepreneuriaux qui recherchent un cadre structuré, un capital minimum de CHF 20’000 et une gouvernance relativement directe. La SA répond à une autre logique, notamment lorsque le projet vise une structure de capital plus institutionnelle ou des besoins particuliers de gouvernance et de financement.

Le bon choix dépend du nombre de fondateurs, du financement, de la gouvernance, de l’image recherchée et de la fiscalité du projet. Les trois formes les plus courantes se distinguent surtout sur quatre points :

  • Capital minimum : CHF 20’000 pour la Sàrl (entièrement libéré) ; CHF 100’000 pour la SA (dont CHF 50’000 libérés) ; aucun pour la raison individuelle.
  • Responsabilité : limitée au capital pour la Sàrl et la SA ; illimitée et personnelle pour l’entrepreneur individuel.
  • Associés visibles : les associés d’une Sàrl et leur part sont inscrits au Registre du commerce ; les actionnaires d’une SA n’y figurent pas.
  • Cession : les parts d’une Sàrl se cèdent par écrit, en principe avec l’accord de l’assemblée des associés ; les actions d’une SA sont en principe librement cessibles.

Une raison individuelle peut être transformée en Sàrl lorsque l’activité se développe. Pour une recommandation adaptée à votre projet, faites le test « Trouver ma forme juridique » (s’ouvre dans un nouvel onglet).

Créer une Sàrl à Genève

Le droit de la Sàrl est fédéral. À Genève, les interlocuteurs, certains émoluments et la fiscalité cantonale et communale relèvent toutefois du contexte local. L’acte authentique est établi par un notaire et l’inscription est traitée par le Registre du commerce genevois.

Conditions pour inscrire la société

La Sàrl doit avoir son siège en Suisse et pouvoir être représentée par une personne autorisée à signer, domiciliée en Suisse. Après l’inscription au Registre du commerce, la société est publiée dans la Feuille officielle suisse du commerce (FOSC).

Registre de transparence

Depuis le 1er octobre 2026, une grande partie des sociétés suisses doivent annoncer leurs ayants droit économiques, c’est-à-dire les personnes physiques qui détiennent ou contrôlent réellement la société, au registre fédéral de transparence (TranspaReg).

L’annonce se fait au registre fédéral de transparence. Les seuils, les délais et les modalités précis sont publiés sur transpareg.admin.ch.

Dès la création, il est utile de lister qui détient ou contrôle la société, directement ou indirectement, afin de pouvoir effectuer l’annonce sans retard.

Apport en nature

Le capital peut être libéré non seulement en espèces, mais aussi par des biens (matériel, stock, immeuble, propriété intellectuelle, etc.), à condition qu’ils puissent être transférés à la société et soient évalués correctement.

Les apports en nature sont décrits dans les statuts et font l’objet d’un rapport de fondation, vérifié par un réviseur agréé. La part du capital ainsi libérée ne passe pas par le compte de consignation.

Le dossier est plus long qu’une constitution en espèces : il se prépare en amont avec le notaire.

Contrôle restreint des comptes

Une Sàrl est en principe soumise au contrôle restreint de ses comptes annuels par un réviseur agréé. Elle peut y renoncer (« opting-out ») si elle n’emploie pas plus de dix postes à plein temps en moyenne annuelle, avec l’accord de tous les associés.

La renonciation suppose l’accord de l’ensemble des associés et s’inscrit au Registre du commerce avant le début de l’exercice concerné. Elle peut être révoquée, et chaque associé peut demander un contrôle restreint dans les conditions prévues par la loi.

Comptabilité et comptes annuels

Une Sàrl doit tenir une comptabilité et établir chaque année ses comptes annuels : un bilan, un compte de résultat et une annexe (art. 957 ss du Code des obligations).

Au quotidien, cela revient à enregistrer chaque opération avec son justificatif, à rapprocher les comptes bancaires et à suivre les créances et les dettes. Le rapport de gestion, qui contient les comptes annuels, doit être établi et soumis à l’organe compétent dans les six mois suivant la clôture de l’exercice (art. 958, al. 3 CO).

Les livres, les pièces justificatives, le rapport de gestion et le rapport de révision se conservent pendant dix ans (art. 958f CO). La conservation électronique est admise si l’intégrité et la lisibilité des documents sont garanties.

À retenir Une comptabilité tenue au fil de l’année conditionne le décompte TVA, le calcul des salaires, le contrôle des comptes et la déclaration fiscale.

Chez PHI : cette tenue peut être confiée à la fiduciaire.

SourcesFedlex · CO — Fedlex · Code des obligations, art. 957 à 958f (s’ouvre dans un nouvel onglet)Portail PME · comptabilité — Portail PME · comptabilité obligatoire (s’ouvre dans un nouvel onglet)Portail PME · conservation — Portail PME · conservation électronique (s’ouvre dans un nouvel onglet)

TVA : inscription et décomptes

L’assujettissement à la TVA est en principe obligatoire lorsque l’entreprise réalise au moins CHF 100’000 de chiffre d’affaires par an avec des prestations imposables. Elle s’annonce alors à l’Administration fédérale des contributions (AFC) et remet des décomptes périodiques.

Au lancement, c’est le chiffre d’affaires que vous prévoyez qui compte : si vous comptez dépasser ce seuil dès la première année, l’inscription ne doit pas attendre la fin de l’exercice. Une inscription volontaire reste possible sous le seuil, par exemple pour récupérer l’impôt préalable sur des investissements, mais elle engage la société à décompter : elle se décide avec la fiduciaire.

  • Méthode effective : vous déduisez l’impôt préalable payé sur vos achats et frais ; le décompte est en principe trimestriel.
  • Taux de la dette fiscale nette : un taux fixé par l’AFC selon la branche s’applique au chiffre d’affaires, sans déduction de l’impôt préalable ; le décompte est en règle générale semestriel. Cette méthode est réservée aux petites entreprises (selon l’AFC : chiffre d’affaires jusqu’à CHF 5,024 millions et impôt dû jusqu’à CHF 108’000) et se demande sur le portail de l’AFC.
  • Décompte annuel : possible sur demande si les conditions de l’AFC sont remplies (décomptes déposés et payés dans les délais), avec des acomptes. La demande se fait sur le portail de l’AFC, dans les 60 jours suivant le début de la période fiscale ou, pour une société nouvellement assujettie, dans les 60 jours suivant la réception de son numéro de TVA.

Chaque décompte est remis à l’AFC dans les 60 jours suivant la fin de la période concernée.

À retenir La méthode et la périodicité se choisissent à l’inscription et influencent la trésorerie : faites-les valider avant le premier décompte.

SourcesAFC · dette fiscale nette — AFC · taux de la dette fiscale nette (s’ouvre dans un nouvel onglet)AFC · décompte annuel — AFC · décompte annuel (s’ouvre dans un nouvel onglet)

Salaires et assurances sociales

Dès que la Sàrl verse un salaire, y compris à son gérant, elle s’affilie à une caisse de compensation AVS et organise les assurances sociales obligatoires. Le dirigeant d’une SA ou d’une Sàrl est en principe considéré comme salarié au sens des assurances sociales.

  • AVS / AI / APG : 10,6 % du salaire brut, répartis à parts égales entre employeur et salarié (5,3 % chacun). L’employeur supporte en plus les frais d’administration de la caisse, jusqu’à 5 % des cotisations.
  • Assurance-chômage : 1,1 % à la charge de l’employeur et 1,1 % à la charge du salarié, sur la part du salaire annuel allant jusqu’à CHF 148’200.
  • Allocations familiales : cotisation de l’employeur, dont le taux dépend du canton et de la caisse.
  • Assurance-accidents (LAA) : obligatoire. L’employeur paie les primes ; la part des accidents non professionnels peut être mise à la charge du salarié, assuré dès 8 heures de travail par semaine chez le même employeur.
  • Prévoyance professionnelle (LPP) : obligatoire dès un salaire annuel de CHF 22’680 (valeur 2026). L’assurance couvre le décès et l’invalidité dès 17 ans et la retraite dès 25 ans.

Les cotisations AVS se règlent à la caisse de compensation : chaque mois, ou chaque trimestre si la masse salariale annuelle ne dépasse pas CHF 200’000. Le décompte annuel est à remettre jusqu’au 30 janvier de l’année suivante. La procédure de décompte simplifiée n’est pas ouverte aux SA ni aux Sàrl. À Genève, l’affiliation se fait auprès de la Caisse cantonale genevoise de compensation ou d’une caisse professionnelle.

À retenir La caisse de compensation peut requalifier un dividende en salaire. La répartition entre salaire et dividende se définit en amont, avec votre fiduciaire.

Chez PHI : le calcul des salaires peut être confié à la fiduciaire.

SourcesOFAS · guide 2026 — OFAS · guide des assurances sociales pour les PME 2026 (s’ouvre dans un nouvel onglet)OFAS · montants 2026 — OFAS · montants 2026 (s’ouvre dans un nouvel onglet)AVS/AI · cotisations — Mémento AVS/AI · cotisations (s’ouvre dans un nouvel onglet)

Clôture et fiscalité de la Sàrl

Chaque exercice se termine par des comptes annuels que l’assemblée des associés approuve. Les règles de l’assemblée générale ordinaire de la SA s’appliquent par analogie : elle se tient dans les six mois suivant la clôture (art. 805 CO, qui renvoie à l’art. 699, al. 2).

  • Établir les comptes : bilan, compte de résultat et annexe, puis contrôle restreint par un réviseur agréé, sauf renonciation (opting-out) lorsque les conditions sont remplies.
  • Réunir les associés : pour approuver les comptes et décider de l’affectation du bénéfice, dans les formes prévues par la loi et les statuts.
  • Constituer la réserve légale : les règles de la SA s’appliquent (art. 801 CO) : 5 % du bénéfice annuel est attribué à la réserve légale jusqu’à ce qu’elle atteigne 20 % du capital social libéré. Un dividende n’est possible que sur un bénéfice distribuable.
  • Déposer la déclaration fiscale de la société auprès de l’administration fiscale cantonale, avec les comptes annuels : le bénéfice et le capital sont imposés, puis les dividendes le sont chez l’associé (voir « Fiscalité de la Sàrl en Suisse »).
À retenir Fixez dès la création le calendrier de l’exercice : date de clôture, établissement des comptes, contrôle, assemblée des associés et déclaration fiscale.

SourcesFedlex · CO — Fedlex · Code des obligations, art. 671, 699, 801, 805, 958 (s’ouvre dans un nouvel onglet)Portail PME · Sàrl — Portail PME · la Sàrl (s’ouvre dans un nouvel onglet)

SourcesFedlex · CO — Fedlex · Code des obligations, art. 772 ss (s’ouvre dans un nouvel onglet)Portail PME — Portail PME (s’ouvre dans un nouvel onglet)Zefix — Zefix (s’ouvre dans un nouvel onglet)TranspaReg — TranspaReg (s’ouvre dans un nouvel onglet)AFC · dette fiscale nette — AFC · TVA (s’ouvre dans un nouvel onglet)OFAS · guide 2026 — OFAS · assurances sociales (s’ouvre dans un nouvel onglet)Informations vérifiées au 19 octobre 2026.

Questions fréquentes

FAQ Sàrl

Oui. Une seule personne physique ou morale peut constituer une Sàrl et détenir l’intégralité des parts sociales.

Oui. Une personne domiciliée à l’étranger peut être associée. La société doit toutefois pouvoir être représentée par au moins une personne domiciliée en Suisse disposant du pouvoir requis.

Comptez les honoraires de coordination PHI (CHF 1’150 HT pour une Sàrl), le notaire (environ CHF 700 à 2’000 selon la complexité) et le Registre du commerce (de l’ordre de CHF 600 à 800), en plus du capital de CHF 20’000, qui reste à la disposition de la société. Ces montants sont indicatifs : le calculateur PHI donne une estimation adaptée à votre projet.

Non. Lors d’une constitution en espèces, ils sont temporairement bloqués sur le compte de consignation, puis deviennent disponibles pour la société après l’inscription.

Oui. La constitution d’une Sàrl requiert un acte authentique.

Elle convient à la grande majorité des activités commerciales, artisanales, de services et de conseil. Certaines activités réglementées exigent toutefois des autorisations ou conditions supplémentaires indépendamment de la forme juridique.

Pour une entreprise ordinaire, l’assujettissement obligatoire intervient en principe lorsque le chiffre d’affaires déterminant atteint CHF 100’000. Les règles exactes dépendent toutefois de la nature des prestations et des éventuelles exclusions ou exonérations.

Non, aucune nationalité n’est exigée pour être associé. Pour exercer une activité en Suisse comme gérant ou employé de la société, une autorisation de séjour et de travail peut en revanche être nécessaire selon la nationalité et la situation de la personne.

Oui. L’activité peut être reprise par une Sàrl nouvellement créée, selon des modalités à analyser sur le plan juridique et fiscal avant de se lancer.

Cela dépend de sa situation. L’associé-gérant qui perçoit un salaire de la Sàrl est en principe traité comme salarié, mais le statut est apprécié par la caisse de compensation selon les faits. Il est conseillé de le clarifier dès la création.

Le dirigeant peut se verser un salaire, soumis aux cotisations sociales, et, si la société réalise un bénéfice distribuable, des dividendes, qui suivent un autre régime. Le bon équilibre se définit selon la situation de chacun.

Votre prochaine étape

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